Vide. Je suis vidée, lassée de tout, flottante, perdue. Un poids sur mon coeur m'alourdis. Je ne vis plus, je tiens difficilement debout, ce n'est pas la même chose. Je ne marche plus, je traîne ce corps. Je ne mange plus, j'avale des choses éc½urantes qui ressemblent de prés ou de loin à de la nourriture, éc½urantes comme cette vie qui m'a été donné. Je ne dors plus, je m'évade le temps d'une nuit dans des songes étranges et dérangeant. Mais je respire, j'y arrive encore, de toute manière je n'ai pas le choix, je respire pour ceux que j'aime, je me le suis promis, ne jamais faire du mal, je déteste faire du mal, je suis trop sensible me répète ma mère, moi je dirais plutôt faible. Alors puisque je suis sensible - ou faible comme tu veux - et que je ne veux pas les blessée, je souris, oui je vais bien ne t'en fais pas, et personne ne se doute de rien, je souris, et ils tombent tous dans le panneau. Si ils savaient. Parfois, je me rêve de leur cracher à la gueule la vérité, toute la vérité, j'ai mal putain ouvrez les yeux, je leur dirais tu sais, un jour peut être. Mais après tout, à quoi bon, les gens ne comprennent pas, ils cherchent toujours des raisons, ils ont besoin de s'appuyer sur des choses concrètent, si t'as pas de raison tu peux crever en silence, le mot déception, c'est trop vague pour eux. A leurs yeux lorsque l'on a que 15 ans, on est déçu si l'on a raté son dernier contrôle, ou qu'une amie n'est pas disponible pour sortir. Moi j'voudrais leur parler de la déception de vivre, celle de se rendre compte qu'on ne vaut rien, qu'on est pas aussi bien que ce qu'on nous a laissé croire, la déception d'être ce qu'on est. La déception des gens que l'on aime, ceux qui nous abandonnent, ceux qu'on a laissé entrer dangereusement dans notre c½ur pour que finalement, ils le brisent. Cette déception qui te fait ressentir un poids étrange au creux du ventre, ce poids qui se transforme en vide, et ce vide qui, ne pouvant être combler, amplifie de jour en jour, pour que finalement tu n'ai plus de place pour rien, plus de sentiments, et que ta propre vie défile sous tes yeux sans que tu ne ressentes rien, que tu ne sois que poussières dans ce monde. Comme si ton corps s'était arrêté, comme si le court du temps t'échappait. Et dans ses moment là, dis moi, quand il n'y plus aucun espoir, aucune raison de se lever le matin, que faire ?
Je ne sais pas vivre sans toi..
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